« L’entrepreneur est-il un champion comme les autres ? » Edgar Grospiron

Edgar GROSPIRON, champion olympique (ski de bosses Albertville 1992) et entrepreneur, membre de la Commission des sites des JO d’hiver Peong Chang 2018. 

Le premier champion olympique de ski de bosses de l’histoire, Edgar Grospiron se révèle aux JO d’hiver d’Albertville. Depuis 1992 ce sport  n’a cessé d’inspirer de nouvelles pratiques de glisse auxquelles le C.I.O est très attentif car elles mettent à jour des styles de vie inédits et prometteurs dans la jeunesse du monde entier. Edgar Grospiron est devenu ainsi un des leaders de cette génération entreprenante qui affronte le futur avec audace et humour tout en traçant une voie à laquelle l’IS&M de Grenoble Ecole de Management marque son attachement pour mieux apprendre à entreprendre.

Comment êtes-vous devenu entrepreneur ?

Je suis devenu entrepreneur parce que le sport m’a montré qu’il ne pouvait y avoir d’exigence sans plaisir ni d’excellence sans audace ; des valeurs clés pour un entrepreneur. Franchement avant d’arrêter ma carrière je ne savais pas ce que j’allais faire cela peut vous paraître incroyable mais c’est pourtant la vérité. Par contre j’étais persuadé que pour garder un équilibre de vie après mon parcours du haut niveau en ski il me fallait inventer mon métier.

Je suis devenu entrepreneur parce que le sport m’a montré qu’il ne pouvait y avoir d’exigence sans plaisir ni d’excellence sans audace

Le sport m’a procuré tellement de plaisir que je n’imaginais pas subir la routine d’un métier dans lequel je n’apportais aucune valeur ajoutée. Après avoir étudié ce que le sport pouvait apporter à l’entreprise, je me suis spécialisé dans le conseil en management des ressources humaines.

Quelles sont les points de rencontres de ces deux profils ?

Le premier point repose sur la capacité de l’un comme de ’autre à ne pas rester figé dans sa zone de confort. L’appétit du futur les fait avancer. Grâce à une vision porteuse de sens, ils mobilisent les équipes sur des projets qui donnent du sens. L’entrepreneur doit savoir mettre de la pression sur le jeu plutôt que sur l’enjeu. Un sportif c’est pareil. Au départ d’une grande compétition, il doit avoir une grande capacité à se défaire de la pression d’enjeu pour donner le meilleur de lui-même. Dans ces deux mondes, il ne suffit pas de monter sur le podium pour réussir. Il faut rester dessus. Ce qui implique une capacité de remise en question permanente afin de trouver les points de progrès permettant de creuser son avance sur ses adversaires, ou de faire la différence face à ses clients. Dans ces deux univers, il faut être inscrit dans une spirale de progrès permanent. 

Nous pouvons conclure ainsi : dans le sport comme dans l’entreprise, l’enjeu est contenu dans l’aventure humaine, sociale et sociétale.

L’innovation est une clé magique dès lors qu’elle reste centrée sur les points forts

de l’entreprise, et ceux de l’individu. Parce que l’individu a besoin d’un cadre pour s’épanouir, l’entreprise est un lieu qui se doit de proposer un cadre de valeur et des règles du jeu claires à respecter. C’est le gage de l’éthique d’un système qui donne à chacun le sentiment d’égalité de traitement. Ce qui a pour effet de renforcer le sentiment d’appartenance à une entreprise.. Pour contrer les dérives (car il y en a…) il s’est doté d’une agence mondiale anti-dopage et un tribunal arbitral capables de détecter et poursuivre les tricheurs et d’établir une équité de traitement.

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